C.UILLON
C'est slupidr.
LIMAÇON, sentimental.
Ouoi! cette Papillonne au doux regard limpide A le cœur si cruel?
CIGALE
C'est à dormir del)out.
VER-I.UISANT, d'un petit air décide.
Festoyons librement sans elle : voilà tout.
FOrKMI.
Certe. On n'épouse pas une telle pimbêche!
PAPILLON, baissant la tête.
Je ferais un aveu : la honte m'en empêche.
AliEILLK.
Nous sommes entre nous : parle.
PAPir.r.oN.
Eh bien ! chers amis, Souffrez que, malgré tout, l'espoir me soit permis. .\e riez pas de moi. J'ai compris tout à l'heure Que j'aime follement ma Papillonne.
(Il se laisse tomber sur la pierre et couvre son visage de ses mains.) LIMAÇON, ému.
11 pleure!
VEIÎ-LUI^ANT, ému aussi.
Ah! mais je ne veux pas, moi. qu'il ait du chagrin!
(Ver-Luisant s'approcbe de Papillon pour le consoler; Papillon, touché, embrasse Ver Luisant. Tous les regardent pendant un instant de silence.)
FOURMI, résolument.
Marions-le.
CIGALE
Comment?
GRILLON, frappé d une idée subite.
Entonnons un refrain...
AIÎEILLE, continuant sa pensée.
Pour attirer ici Papillonne.
PAPILLON, d'une voix faible.
Cousine, Elle doit être loin.
CIGALE
Sans doute à sa cuisine.
Mijotant le fricot, soignant quelque entremets...