‹ Théâtre pour les jeunes fillesChapitre 78 sur 203 · C.UILLON · texte numérisé non relu

C.UILLON

C'est slupidr.

LIMAÇON, sentimental.

Ouoi! cette Papillonne au doux regard limpide A le cœur si cruel?

CIGALE

C'est à dormir del)out.

VER-I.UISANT, d'un petit air décide.

Festoyons librement sans elle : voilà tout.

FOrKMI.

Certe. On n'épouse pas une telle pimbêche!

PAPILLON, baissant la tête.

Je ferais un aveu : la honte m'en empêche.

AliEILLK.

Nous sommes entre nous : parle.

PAPir.r.oN.

Eh bien ! chers amis, Souffrez que, malgré tout, l'espoir me soit permis. .\e riez pas de moi. J'ai compris tout à l'heure Que j'aime follement ma Papillonne.

(Il se laisse tomber sur la pierre et couvre son visage de ses mains.) LIMAÇON, ému.

11 pleure!

VEIÎ-LUI^ANT, ému aussi.

Ah! mais je ne veux pas, moi. qu'il ait du chagrin!

(Ver-Luisant s'approcbe de Papillon pour le consoler; Papillon, touché, embrasse Ver Luisant. Tous les regardent pendant un instant de silence.)

FOURMI, résolument.

Marions-le.

CIGALE

Comment?

GRILLON, frappé d une idée subite.

Entonnons un refrain...

AIÎEILLE, continuant sa pensée.

Pour attirer ici Papillonne.

PAPILLON, d'une voix faible.

Cousine, Elle doit être loin.

CIGALE

Sans doute à sa cuisine.

Mijotant le fricot, soignant quelque entremets...

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