VILLEFORT, MADAME DE VILLEFORT
La porte s'ouvre, madame de Villefort est debout, roide et pâle. MADAME DE VILLEFORT.
Monsieur, que voulez-vous encore? J'ai obéi.
Vous avPZ obéi? (Elle laisse tomber un flacon vide.) Et OiOn fils, où est mon fils ?
MADAME DE VILLEFORT
Là.
Que voulez-vous dire?
MADAME DE VILLEFORT
Là.
(Elle ndique du geste la chambre voisine, où Villefort se précipite et d'où il
rapporte l'enfant inanimé.)
Mon fils! mon fils!... Oh! il est évanoui! Du secours! du secours !
MADAME DE VILLEFORT
Inutile.
Que voulez-vous dire?
MADAME DE VITLEFORT.
Vous savez si j'aimais mon lils, puisque c'est pour mon fils que je me suis faite criminelle !
Eh bien?
MADAME DE VILLEFORT
Eh bien, une bonne mère ne part pas sans son enfant!
Ah!
MADAME DE VILLEFORT, lui arrachant l'enfant des bras. Viens, Edouard.
(Elle ronle à terre avec l'enfant, morts tous deux.) VILLEFORT, devenant fou.
Edouard ! mon enfant! mon Edouard ! (il sonne.) Venez, venez tous. (Les Domestiques entrent.) Edouard, OÙ est-il ? Oh ! je
le retrouverai, moi. Donnez-moi une bêche. (Les Domestiques se regardent épouvantés.) Oui, une bêche, une bêche! Vous avez beau prétendre qu'il n'est pas enterré là; donnez-moi une bêche, et je le retrouverai. Je le retrouverai, dusse-je chercher jusqu'au jour du jugement dernier I TOUS, avec horreur.
Il est fou!...