SCÈNE X DE GERVAIS, EDMOND
EDMOND
Mon père !
DE GERVAIS
Ah! c'est toi, Edmond ! Mon fils, tu m'aimes, n'est-ce pas?
EDMOND
En doutez-vous, mon père?
DE GERVAIS
Non, grâce à Dieu.
EDMOND
Qu'avez-vous donc?
Je n'ai rien.
EDMOND
Si ! vous nous cachez quelque chose, mon père... L'arrivée de cet homme vous a préoccupé !... Vous éiiez si heureux ce matin! avouez que le malheur est entre avec lui dans noire maison.
LE 5IARBKIER 259
DE GERVA1S, agité.
Edmond, appelle ta sœur; il faut que je lui parle.
EDMOND, à part.
Oh ! je m'en doutais bien, qu'il s'agissait de Clotilde»
(Faus»e sortie.) DE GERVAIS.
Edmond!...
EDMOND, revenant.
Mon père ?
DE GERVAIS
Tu sais ce que c'est qu'une parole... et ma parole est engagée.
EDMOND
A cet homme, mon père?
DE GERVAIS
Hélas ! oui.
Mais il a trente ans de plus que ma sœur.
DE GERVAIS
Son fils a ton âge.
EDMOND
Oh ! mon père, vous qui l'aimioz tant, à ce que vous disiez...
DE GERVAIS
Edmond !
EDMOND
Vous qui prétendiez mourir si on vous séparait d'elle...
DE GERVAIS
John Fielding vient à Paris.
EDMOND
Alors, vous refusez de rompre cette union?
DE GERVAIS
Je cherche un moyen honorable...
EDMOND
Il y en a dix !
DE GERVAIS
Appelle ta sœur, Edmond.
EDMOND, ouvrant la porte.
Viens, Clotilde, viens ! viens !