SCÈNE IX
EDITH, seule, poussant doucement la porte secrète.
11 a écrit... (Elle remonte à la porte du fond et écoute.) Bien ! j'en» tends la porte qui se referme. Les voilà sortis, et probablement pour toute la nuit. (Elle descend et va à, la table.) Voyons un peu ce qu'il écrivait et à qui il écrivait... Ah! c'était à moi. Je puis lire sans indiscrétion. (Elle lit.) « Esprit, ange, lutin, fée ou démon, je vous aime; apparaissez -moi, faitesvous connaître, pour que je tombe à vos pieds et que je vous adore. Evan. » (si'cnce.) Ah! voilà qui mérite une réponse. (Elle s'assied à la même table et écrit au bas du billet.) « Ne demandez pas que je me fasse connaître, ne demandez pas (|uc je me révèle à vous, jusqu'à ce que l'occasion se soit présentée de me faire savoir jus(iu'où peut aller votre dévouement... » (La
])orte du fond se rouwe sans bruit; Evan reparaît, voit Edith assise et s'approche doucement.) « Vous êtes veiiu à Londres pour y chercher la gloire et la fortune; je puis vous donner tout cela. »