SCÈNE IV
Les Mêmes, RIGAUDY.
RIGAUDY, reparaissant sur le seuil de sa porte. Plaît-il, hcbdlc?...
MADAME RIGAUDY.
C'est l'eau froide qui a maintenu Diane de Poitiers belle jusqu'à soixante ans.
RIGAUDY.
Ce qui fait que vous avez encore quinze ans à être belle, madame Rigaudy.
MADAME RIGAUDY.
Vingt ans, monsieur, s'il vous plaît!
RIGAUDY.
Quinze ou vingt ans, pou importe... Qui a terme ne doit rien, comme nous disons dans le commerce...
(Il veut l'embrasser.) MADAME RIGAUDY.
Eh bien, vous allez m'embrasscr dans cet état-là?
RIGAUDY.
C'est vrai... Garçon, dcsseivl<'itos!...
LOUIS, Voilà l'eau cliaudc, monsieur.
(Il entre au n" 5.) MADAME RIGAUDY.
L'eau chaude! c'est cela qui vous fane, Hector!
RIGAUDY.
Que voulez-vous! c'est la faute de ma nourrice, qui mo débarbouillait toujours avec de l'eau tiède.
(Il rentre.) JEANNETTE.
Voilà l'eau froide, madame !
MADAME KIGAUDY.
A lu bonne heure !
(Elle rentre.) voix d'homme, au second.
LOUIS, sortant du n' 5.
LA voix d'homme.
LOUIS
(II se précipite dans les cscalisrs.) VOIX DE FEMME.
Garçon !
Slonsieur?
Le barbier !
A l'instant.
Mademoiselle!
JEANNETTE
Que désire madame?