‹ Théatre [sic] complet de Alex. Dumas (volume 5)Chapitre 98 sur 138 · UN BOURGEOIS · texte numérisé non relu

UN BOURGEOIS

]\les enfants, je ne sais si vous serez de mon avis, mais je trouve que nous voilà parfaitement renseignés.

(Mouvement dans les groupes, qui paraissent désappointés.) LE COMTE DE MONTROSE, qui est entré vers le commencement,

profite de la discussion et s'approche de sir John. C'est vous, sir John Greenvilie! vous m'attendiez... Faites savoir à nos amis que le roi est à Douvres. La reine sera ce soir ici, cliez lady Ilamilton, où nous devons la rejoindre. JMais, par malheur, le frère de miss Edith, le colonel Hamilton, est revenu à Londres avec le général Lambert. Miss Edith l'ignore, et, si son frère venait à la rencontrer, tout serait compromis. Sir John, c'est vous que je charge du soin de l'en prévenir. Allez...

(Sir John s'éloigne. — Monlroso sort quelques instants après.)

l'envers d'une conspiration 1G9

UN CRIEUR, venant de la droite et lisant, a Voici le bill du parlement qui invite tous les bons citoyens à déposer à la iMonnaie de Londres les bagues, bijoux, vases d'or ou d'argent qui se trouvent en leurpossession, sans en excepter la vaisselle plate et autres objets de poids et de valeur; lesdits objets, pour être convertis en monnaie courante et appliqués aux besoins de l'État. »

(Les groupes se sont portés vers le Crieur, qui sort par la gauche.)

LE BOURGEOIS, redescendant la scène.

Ouais! irai-je livrer ce qui est à moi, le fruit de mes pénibles épargnes, avant d'y être bien et dûment contraint? iMorbleu ! il faudrait pour cela que je fusse un bien pauvre homme et d'un jugement bien borné.

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