‹ Théatre [sic] complet de Alex. DumasChapitre 119 sur 175 · SCÈNE II LOUIS, ANTONY · texte numérisé non relu

SCÈNE II LOUIS, ANTONY

LOUIS

Tu me sers depuis dix ans ?

LOUIS

Oui, monsieur.

àHTONT.

As-tu jamais eu à te plaindre de moi

LOUIS

Jamais.

Crois-tu que tu trouverais un meilleur maître ?

LOUIS

Non, monsieur.

ÀNTONY.

Alors tu m'es dévoué, n'est-ce pas ?

LOUIS

Autant qu'on peut l'être.

ÂNTOSY.

Tu vas monter dans la berline qu'on attelle, et tu partira:; pour Strasbourg.

LODIS.

Seul?

Seul... Tu connais le colonel d'Hervey?

LOUIS

Oui.

Autour'.

Tu prendras un habit bourgeois... Tu te logeras en face de lui... Tu te lieras avec ses domestiques... Si, dans un mois, deux mois, trois mois, n'importe à quelle époque, tu apprends qu'il va revenir à Paris, tu partiras à franc étrier pour le dépasser... Si tu apprends qu'il est parti, rejoins-le. dépassele pour m'en avertir ; tu auras cent francs pour chaque heure

que tu auras d'avance sur lui... Voici ma bourse; quand tu n'auras plus d'argent, écris-moi.

louis.

Est-ce tout ?

ÀNTONY.

Non... Tu retiendras le postillon en le faisant i)oire, de manière qu'il ne revienne avec les chevaux que demain ïiatin, ou du moins fort avant dans la nuit... Et maintenant, ■pas un instant de retard... Sois vigilant, sois fidèle... Pars!...

(Louis sort.)

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