SCENE PREMIERE
Vxe Se::ti>;elle, nu Requisitionxaire, Soldats, couchés par t:rre;
puis JUXOT.
Au lever du rideau, trois Hommes viennent relever la Sentinelle;
un Réiruisitionnaire prend sa place.
LE RÉQUISITIONNAIRE
La consigne ?
12 THÉÂTRE COMPLE'T D'ALEX. DiniAS
LÀ SENTINELLE
Ne laisser passer personne au milieu des travaux. Surveiller la route de Toulon à Marseille.
LE RÉQUISITIONNAIRE
te mot d'ordre?
LA SENTINELLE
Toulon et liberté.
LE RÉQUISITIONNAI RE.
Bon. (Les Soldats s'éloignent.) Dites donc ! dites donc! (ils reviennent.) Comment avez-vous dit ça ?
LA SENTINELLE
Toulon et liberté.
LE re'qltsitionnaire.
Et je laisserai passer tous ceux qui me diront car
LES SOLDATS
Oui.
LE RE'QUISITIONNAIRE.
Vous pouvez filer maintenant, (il répète en allant de long en large.) Toulon et liberté... Toulon et liberté. C'est ça.
(Chantant.) Ah! le triste e'tat Que d'être gendarme!
Ah! le nohle état Que d*ètre soldat !
Quand le tambour bat, Adieu nos maîtresses! Quand le tambour bat, La nation s'en va! (Ter.)
JCSOT, qui s'est levé au commencement du couplet et qui a suivi le soldat par derrière, au moment où il se retourne. Dis donc, citoyen réquisitionnais, comment t'appelles-tu ?
LE RÉQUISITIONNAIRE
Je m'appelle Lorrain, vu que je suis de la Lorraine.
JDNOT.
Eh bien, citoyen Lorrain, ta faction achevée, tu iras foire un tour à la garde du camp.
LE RÉQUISITIONNAIRE
Pourquoi ça, sergent?
JUNOT
Farce qu'on ne chante pas sous les armes.
LE RÉQUTSITIONNAIRE.
C'est dit ! — une autre fois, je m'en souviendrai. — Il est bon enfant, le sergent-, il aurait pu m'envoyer au cachot. Faut se consoler.