ACTE IV, SCENE II
E|jette ses bras autour de la colonne; pendant ce moment de silence, le Podestat redescend; Francesca l'aperçoit et dit :
{•ce fini?
LE PODESTAT, très-gravement.
Non ! mais, tandis que la justice 'égard du coupable accomplit son office, viens vous dire, à vous, qu'il vaudrait mieux, je crois, te vous quittiez ce lieu que d'y rester.
FRANCESCA
Pourquoi?
LE PODESTAT
(est qu'il va se passer, du moins je le suppose,
dans un instant, madame, quelque chose îe vous étiez bien loin de croire, assurément, (Jiand vous m'avez parlé de ce trésor...
FRANCESCA
Comment?
l'est-ce donc?
LE PODESTAT
Je ne puis, madame, vous le dire ; lis peut-être allez-vous bien tristement maudire heure où vous avez cru que Dieu, comme un secours, )us offrait le moven où vous eûtes recours.
FRANCESCA
Mais qu'arrive-t-il donc, par pitié ?
LE PODESTAT
Sur mon âme, .le vous l'ai déjà dit, vous feriez mieux, Madame, De fuir cette maison, que d'attendre pour voir. Ce qui va s'accomplir... mais c'était mon devoir!
Oh! vous m'épouvantez !... pour ce trésor funeste Court-il quelque danger ?
LE PODESTAT
Partez! partez!
FRANCESCA
Je reste !
Lorsque j'ai fait le mal, je fuirais lâchement? Oh! non pas !... il me faut ma part du châtiment.
LE PODESTAT
J'aurais voulu vous voir pour vous moins inhumaine.
On entend du bruit au haut de l'escalier. FRANCESCA.
.1 and Dieu ! . . . quel est ce bruit ?