‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 155 sur 178 · ACTE IV, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE III

Et d'un lâche ennemi, d'avance méprisé, La vengeance m'aura devant vous accusé.

Eh bien ! moi, monseigneur, à mon tour je demande , Et c'est mon droit, ainsi la faveur n'est pas grande, A cet accusateur d'être ici confronté , Et, plus encore que vil s'il n'est pas effronté, Je m'engage, c'est prendre une facile tâche, A lui faire à genoux crier qu'il est un lâche!... Et que, lorsqu'il a dit ce rapport infamant, Sa bouche, monseigneur, mentait impudemment. Que l'on me donne donc moyen de le confondre : Je n'ai pas, monseigneur, autre chose à répondre.

LE PODESTAT

Regarde autour de toi, Fasio, suis-je seul?

FASIO, regardant autour de lui et apercevant Francesca debout et toujours couverte de son voile.

Est-ce un spectre vengeur debout dans son linceal? N'importe !... ce n'est pas contre moi qu'il se lève.

Il va à Francesca et lui arrache son voile.

Francesca !

Reculant.

Mais je fais sans doute quelque rêve Fiévreux... épouvantable, et dont je vais bientôt Sortir en m'éveillant...

Au pied de l'échafaud.

Aux soldats.

Tout à l'heure en prison vous conduirez cet homme ; Moi, je vais chez le duc.

Il sort.

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