ACTE IV, SCENE IV
J'ai donc dans cet espoir, et c'est ce qui me navre.
Dénoncé le trésor... j'ignorais le cadavre...
Ah ! voilà, Fasio ! Que maintenant tes yeux
Redescendent vers moi miséricordieux...
Oh! non... non, Fasio... non, je suis trop coupable,..
0 Fasio! pour moi sois un juge implacable!
Fasio, maudis-moi; je l'ai bien mérité.
Fasio! Fasio!... tout, hormis ta bonté!
FASIO, la relevant.
Oh! pauvre délaissée! à cette heure, moi-même, Hélas! j'ai trop besoin de la pitié suprême, Pour être inexorable à ce cœur alarmé, Dont tout le crime fut de m' avoir trop aimé. Oh ! ce sera sans doute une terrible fête Quand je verrai la hache au-dessus de ma tête, Et que je songerai sous son tranchant éclair Quelle main bien-aimée en aiguisa le fer ! . . . Mais oublions cela; puisqu'il faut que l'on meure, Qu'importe que retarde ou bien qu'avance l'heure? Qu'on expire en un lit, ou bien sur l'échaiaud, ])e quelque lieu qu'on parte, on se rejoint là-haut !
Il veut l'embrasser.
FRANCESCA
Oh! non... non, tes baisers me rendraient insensée!
Tes baisers... quand ta bouche est muette et glacée!...
Demain...