‹ Théatre [sic]: Paul Jone, L'alchimisteChapitre 98 sur 178 · ACTE 1, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE 1, SCENE IV

FRANCESCA

Oh ! je sens vers mon cœur refluer tout mon sang.

LA MADDELENA, à Fasio.

Ecartez mes cheveux ; c'est cela.

FASIO, regardant l'effet du bandeau.

Sur mon âme„ Cette fois c'était vous qui vous trompiez, madame : Ces rubis, pour garder leurs reflets précieux, Madame, à votre front sont trop près de vos yeux.

LA MADDELENA.

Puisqu'il en est ainsi, choisissez moi, vous-même, Quelque chose de hien.

FASIO.

Prenez ce diadème ; Parmi les cheveux noirs le diamant reluit Comme la lucciole illuminant la nuit:

Il me fut commandé par la reine de France ; Que daigne l'accepter la reine de Florence!

Mais envers nos voisins vous êtes déloyal.

FASIO.

Il devait couronner, madame, un front royal : Il est juste qu'ici cède à votre puissance Celle-là qui n'était reine que par naissance, Ainsi que dans ses vers, jusqu'à nous parvenus, Homère fait céder Junon devant Vénus.

LA MADDELENA, à'Lélio.

Comte, cherchez-moi donc, en notre seigneurie, Plus de gentil parler et de galanterie.

A Fasio.

On doit payer fort cher, maître, vos diamants, Si vous donnez pour rien de pareils compliments. Ce bandeau me convient, et plus je le regarde, Plus j'en suis amoureuse : ainsi donc je le garde. Passez à mon palais, on vous paîra.

A Lélio.

Venez.

LÉLIO, donnant une bourse à Fasio.

iN'en faites rien, mon cher.

A Fasio, qui la repousse.

Mais prenez donc.

Il la jette sur une chaise.

Tenez.

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