‹ ThéâtreChapitre 121 sur 846 · GEO KG ES · texte numérisé non relu

GEO KG ES

Misérable! tu vas mourir.

AMÉLIE et LOCISS.

Arrêtez! arrêtez!

( Amélie se jette au-devant de son mari: Louise entraîna Rodolphe vers le cabinet.)

GEORC.ES.

Eloignez-vous, malheureuse! il faut (pie ma râpe s'assouvisse !

(Il repousse Amélie, suit Rodolphe dans le cabinet, et lira deux coups de pistolet; Louise jette un cri perçant, eu se retenant sur le mur, et Amélie tombe évanouie. — Au même instant, des cris retentissent de tous côtés, et Dermont se précipite dans la chambre par la porto de l'escalier dérobé; Valeutin en sort.)

DERMONT, à Georges.

Malheureux! fuyez ! point de résistance ; une voiture, des chevaux , tout est prêt...

TOCS , excepté Amélie.

Fuyez!...

(On entend un grand bruit de pas, d'armes et de cris.)

GEORGES

Oui, je pars... (Il saisit la main de Dermont, et Loi montre le cabinet.) Mais je suis vengé! (Revenant vers Amélie.) Toi, perfide, tu dois partager mon sort!

(Il saisit Amélie, l'enlève et fuit avec elle par l'escaliet dérobé. Dermont sort du cabinet , avec des gestes qui expriment l'horreur. — Valentins'est élancé vers la porte, à la suite de Georges et d'Amélie; Louise a voulu aussi se précipiter sur leurs pas, mais Valentin a fermé brusquement la porte, et Louise est restée à genoux sur le seuil. — Dans le même instant, la force armée qui s'est emparée de la maison, attirée par l'explosion des armes à feu, se précipite également dans la chambre par la porte du cabinet, suivie de tous les domestiques. — Une partie des soldats garde toutes les issues; l'autre partie , repoussant Louise et Valentin, hrife U porte de l'escalier dérobé et poursuit les fugitifs; mais Louise qui s'est élancée vers une fenêtre, indique à Valentia par un geste que ses maîtres sont sauvés.)

Page 1