ATAR-GULL, THOMSON
Thomson avance lentement, s'arrête et se découvre devant le tombeau.
THOMSON .Merci, mon Atar-Gull, merci des soins religieux que tu donnée à ce dernier asile de ma tille bieu-aimée.
ATAR-GULL, avançant un siège. Maître , vous paraissez plus souffrant que de coutume.
THOMSON, s' asseyant. Le coup que j'ai reçu est mortel ; mais écoule-moi , Atar- Gull.
atar-gull. Oui, maître...
Il s'assied à ses pieds.
TnoMSOx. Depuis la mort de ma Clémentine, mon séjour ici me pèse. Tout-à- 1 heure levais marier Jmny à sir Richard... oui, à sir Richard, qui a tué mon enfant ; mais il le faut pour que ma dernière fille ne soit pas réduite à la misère et pour que je ne manque pas à l'honneur, le premier de tous 1rs biens.
atar-gull. L honneur I
Il le regarde fixe'meni.
thomson II ne me reste plus que cette seule habitation ; elle suffirait tout au plus à nay» r ce que |e dois à Richard , si je lui refusais la main de Jenny, qu'hier il m'a fait impérieusement demander. L'idéeee,»»^
de ce mariage me brise le cœur ! pourtant il se fera. Je dois avant tout, remplir mes engagement ; car, je te le répète, il y va de l'honneur.
atar-gull. C'est donc bien précieux, l'honneur ?
THOMSON. Oh' plus que la vie.
atar-gull. Et on le perd eu manquant à sa parole ?
thomson. Sans doute.
atar-gull, à part. Tu y manqueras.
TnOMSON. Apiès cette union, je partirai pour l'Europe ; M. Adderson m'adressera à l'un de ses correspondait, chez lequel , par ses conseils, j'ai placé quelques fonds. En m'éloignant, je n'ai pas voulu te laisser à un antre maître... Atar-Gull, voilà ton acte d'affranchissement.
atar-gull. O maître , je ne l'accepte pas ; partout je te suivrai, j'en ai fait le serment et mon Dieu punit le parjure.
TnOMSON. Je te le répète , tu ne m'appartiens plus...
atar-gull, àpart. Mais il m'appartient, lui.