‹ ThéâtreChapitre 224 sur 846 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

Les Mêmes , ROSALIE , JEANNETTE.

lenoir , à part. Fausse espérance ! . . . {Haut.) Approchez, jeunes filles.

jeannette. Salut, respect, citoyen.

ROSALIE , imitant sa sœur. Citoyen , respect et salut.

i.ENOin. Je les reconnais en effet pour les jeunes filles auxquelles j'ai délivré des pas.se-ports.

marguerite. C'est ben heureux.

lenoiu. Mais comment se fait-il qu'au milieu de la nuit deux j.eunes filles

marguerite. Quanta ça, ça ne regarde pas la nation ni vous, entendez-vous bien? elles sont venues de nuit , ces jeunesses , parce qu'apparemment elles ont fait leurs adieux pendant le jour. Je vous le dis , paice que je ne veux pas qu'il y ait de mauvaises idées sur mes nièces, car autrement... Ah çà ! voyons, en avez-vous bientôt fini de vos visites? ma maison sera-t-elle bientôt à moi ? Vous faut-il aussi les clefs de la cave, celles du colombier ? allez-y voir ; mais ne restez pas ici une éternité. ( A part. ) Quand je veux de la société, je choisis mon monde. (A ses nièces.) Ab çà! vous autres, vous savez que c'est à six heures précises, ce matin, que le conducteur doit vous prendre ici.

jeannette. Ah ! oui, ma tante.

marguerite. Nouj avons un peu àjaser avant le départ; et comme c'est commode de fai-e ses affaires au milieu de ces sansgène. Venez un peu par ici , vous autres. Elle emmène ses nièces sur le côte.

Page 1