SCENE XL CHAULES, LE CONDUCTEUR, MAR- GUERITE. On frappe
MARGUERITE. Déjà la diligence!
LE CONDUCTEUR., ^nl mère Marguerite!
où sont donc vos nièces? est-ce qu'elles ne sont pas pi ci. s?
MARGUERITE. Si fait, si fa i t . . je vais les appeler.
LE CONDUCTEUR. Ah çà! j'espère qu'elles sont munies de bons papiers... car aujourd'bui, c'est de rigueur; et hier encore on a envoyé sur toutes ces routes-ci des ordres sévères pour arrêter, s'ils ne sont pas por teurs de passe-ports, les voyageurs mascu lins, et surtout féminins.
MARGI ER1TE. Ab! mon Dieu! (Se reprenant.) Heureusement, mes nièces n'ont rien à craindre.
LE CONDUCTEUR. Les parentes de la mère Frémont sontde bonnes patriotes, n'est-ce pas? .Mais eu route, il n'y a pas de temps à perdre... où sont-elles donc?
MARGUERITE, appelant. Jeannette, Rosalie!., eh ! depèchez-vous donc !
HORTENSE et CÉCILE, dans la coulisse.
Nous v'ià, ma tante, nous v'ià!
CHARLES, à part. Cette voix.'..