‹ ThéâtreChapitre 259 sur 846 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

Les Mêmes, ÏMARIAC, LE GREFFIER. mariac. Citoyenne, le greffier vient te signifier ton arrêt.

LE MAGASIN THEATRAL

CÉCILE. Son arrêt!

Musique en sourdine et lugubre.

IE GREFFIER lit. « Le tribunal révolu- » tionnaire, assemblé pour connaître des » crimes commis contre la sûreté de l'é- » tat, après avoir entendu la défense de la » fille Cécile Clainville, la condamne à la » peine de mort. »

CÉCILE. La mort!

M\iu\C, a Hortense. Suis-moi, citoyenne'- n c

CÉCILE. Arrêtez! arrêtez! vous allez frapper une tête innocente... Ce n'est pas elle, c'est moi qui suis Cécile, la fille du général Clainville.

MARIAC, LE greffier. Que dit-elle?

HORTENSE. Ne la croyez pas, messieurs.

CÉCILE. Elle, c'est Hortense, c'est mon amie...

hortense. Je te devine, tu voudrais

me sauver au prix même de tes jours ; un pareil dévouement me touche sans m'étonner ; mais il ne s'accomplira pas. {A Marinr.) Je suis à vous, monsieur.

CÉCILE, l'arrêtant. Non... non... tu ne sortiras pas... Je suis Cécile ! je suis Cécile! c'est moi qu'il faut conduire à la mort...

HORTENSE. Monsieur, sa douleur me déchire l'ami: ; par grâce, faites-la conduire hors de cette prison.

MARIAC, à Cécile. Allons, jeune fille.

CÉCILE. C'est un crime que vous allez commettre.

MARIAC, aux guichetiers. Eloignez-li.

CÉCILE. L'on ne m'arrachera que morte de ces lieux.

Les guichetiers la saisissent et la font sortir, Hortense fait un pas pour suivre Mariac. Le rideau tombe.

Beurième Œableau,

Le théâtre représente une salle d'une des municipalités de Paris. Lenoir, premier officier municipal, occupe ce domicile ; un grand balcon don;,e sur la place publique. Sur la cheminée, une pendule.

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