SCENE VI
Les Précédens, CHARLES, arrivant le sabre à la main, HORTENSE, Peuple.
Hortense, e'vanouie, est portée par des femmes du peuple. Cécile est sur le balcon, et exprime par sa pantomime l'incertitude où la laisse la vue du corps d'Hortense.
CHAULES , désignant Lenoir. Arrêtez cet homme, il est mon prisonnier. {A Cécile.) Cécile, une heureuse révolution a brisé l'échafaud où elle allait monter, et proscrit le régime sanglant qui pesait sur la' France.
On entend crier : Vive la nation !
LENOIK, à part. Je suis perdu!
Charles. Entendez-vous! le peuple manifeste la joie qu'il éprouve de voir enfin notre belle patrie libre du joug de laterreur. ..
CÉCILE. Mon Hortense, reviens à toi....
c'est Cécile qui t'appelle...
HORTENSE, retenant à elle. Que vois-je?
Cécile! Charles ! et plus de fers... plus de
geôliers Où suis-je donc?.... O mes
amis.... il me semble que je faisais un rêve affreux...
Elle regarde autour d'elle, et tombe dans les bras de Ce'cilc.
CÉCILE. Nous sommes réunis.
HORTENSE s'est levée, apercevant Lenoir, elle fuit un pas en arrière et cache sajigure dans ses mains. Encore cet homme!
Charles. Lui et les siens ne sont plus à redouter, la Convention nationale a renversé leur puissance.
On emmène Lenoir.
CÉCILE. Charles, allons au-devant de mon père. Peut-être quelques nouveaux dangers menacent-ils ses jours.
CHARLES. Ne craignez rien , mademoiselle Cécde. Dans un instant mon général va nous joindre. {Au peuple et aux soldats.) Mes amis, nous occuperons cette salle de la municipalité jusqu'à l'arrivée du nouveau magistrat nommé par la Convention, et après avoir prêté main-forte au rétablissement des lois, nous volerons à la frontière rejoindre nos frères sous les ordres du brave général Clainville, à qui la Convention a rendu l'épée que des traîtres lui avaient enlevée, et nous prouverons aux ennemis que l'étendard de la liberté rend inviolable et invincible le sol de la patrie.
TOUT LE PEUPLE. Vive la nation .
FIN
Imprimerie de Ve DosDEY-Dupr.É, mit Sai.nt-Louis, 4C, au Marais.
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LE
BRIGAND ET LE PHILOSOPHE