BERTRAND, PIERRE
pierre. Est-ce qu'y n'y a personne ici?...
bertraxd. Comment , personne ! et moi j donc? ah! Pierre — pourvu qu'il ne me j reconnaisse pas.
(Il range le salon en évitant d'être vu en face.)
pierre.. C'est le portier qui...
bertraîid. Dites le concierge.
pierre Oui... le portier... y m'a dit que la boutique était fermée...
Bertrand. Dites les bureaux..
pierre. C'est un bon enfant, le portier...
Bertrand. Le concierge...
pierre. Quand il a su que la boutique... j
certrahd Le bureaux.
pierre. Etaient fermés, et que j'étais forcé j de partir demain matin...
bbrtrand. Vous êtes pressé... que je ne vous retienne pas.
pierre. Il m'a dit de monter et de vousf parler.
BPHTn\KD. Que cet être-là est fatigant....
eh bien , au fait, que me voulez-vous ?
as. Ou dit que vous assurez contre les voleurs ?...
BERTRAND. C'est Vrai...
p.e. Combien que ça coûte votre assu- ... j'en veux une pendant que je suis à Pi', ri s.
trakd. Ecel lente idée!
rb. Une auberge . par état c'est sur la ■ route... et c'e:>l là que les voleurs , naturellement... vousavez peut-être entendu parler de deux fameux: scélérats ?
Bertrand. Moi — jamais.
pierre. Ah ! ce pauvre M. Charles, en at-il vu de cruelles avec eux — sans compter un escroc qui lui a soufllé une somme de huit mille francs.
Bertrand. Tiens ! qu'est-ce que c'est que ce gaillard-là ?
pierre. Aussi j'ai son signalement là , voyez-vous... et si jamais y m' tombe sous la main...
bbrtrand. Et cet intéressant M. Charles, qu'es t-il devenu ?
pierre. Il est parti avec sa mère , bien tristement...
bbrtrand. Est-ce qu'elle vit toujours , la pauvre femme ?
pierre. \ ous la connaissez donc?
BERTRAND. Moi.. . ?
pierre, le regardant sous le nez. Attendez donc un peu, vous... oh ! comme voilà un profil — mais, mais... attendez donc... oh voilà un citoy...
Bertrand. Oui ! un excellent citoyen.
pierre. On dirait tout de même que vous êtes un de ces deux coquins...
Bertrand, Comment , monsieur Pierre?
pierre. Mon nom... il sait mon nom
plus de doute, c'est lui... merci... plus souvent que je te laisserai mes noyaux ! [Bruit au dehors, les portes s'ouvrent au fond. ) Oh ! mon vieux général que j'aperçois là !
Bertrand, lui montrant une porte à gauche. Si vous voulez sortir par-là , c'est plus court.
pierre. Je ne demande pas mieux... Courons nous assurer autre part.
(Entrée de la noce.)