‹ ThéâtreChapitre 358 sur 846 · BERTRAND, PIERRE · texte numérisé non relu

BERTRAND, PIERRE

pierre. Est-ce qu'y n'y a personne ici?...

bertraxd. Comment , personne ! et moi j donc? ah! Pierre — pourvu qu'il ne me j reconnaisse pas.

(Il range le salon en évitant d'être vu en face.)

pierre.. C'est le portier qui...

bertraîid. Dites le concierge.

pierre Oui... le portier... y m'a dit que la boutique était fermée...

Bertrand. Dites les bureaux..

pierre. C'est un bon enfant, le portier...

Bertrand. Le concierge...

pierre. Quand il a su que la boutique... j

certrahd Le bureaux.

pierre. Etaient fermés, et que j'étais forcé j de partir demain matin...

bbrtrand. Vous êtes pressé... que je ne vous retienne pas.

pierre. Il m'a dit de monter et de vousf parler.

BPHTn\KD. Que cet être-là est fatigant....

eh bien , au fait, que me voulez-vous ?

as. Ou dit que vous assurez contre les voleurs ?...

BERTRAND. C'est Vrai...

p.e. Combien que ça coûte votre assu- ... j'en veux une pendant que je suis à Pi', ri s.

trakd. Ecel lente idée!

rb. Une auberge . par état c'est sur la ■ route... et c'e:>l là que les voleurs , naturellement... vousavez peut-être entendu parler de deux fameux: scélérats ?

Bertrand. Moi — jamais.

pierre. Ah ! ce pauvre M. Charles, en at-il vu de cruelles avec eux — sans compter un escroc qui lui a soufllé une somme de huit mille francs.

Bertrand. Tiens ! qu'est-ce que c'est que ce gaillard-là ?

pierre. Aussi j'ai son signalement là , voyez-vous... et si jamais y m' tombe sous la main...

bbrtrand. Et cet intéressant M. Charles, qu'es t-il devenu ?

pierre. Il est parti avec sa mère , bien tristement...

bbrtrand. Est-ce qu'elle vit toujours , la pauvre femme ?

pierre. \ ous la connaissez donc?

BERTRAND. Moi.. . ?

pierre, le regardant sous le nez. Attendez donc un peu, vous... oh ! comme voilà un profil — mais, mais... attendez donc... oh voilà un citoy...

Bertrand. Oui ! un excellent citoyen.

pierre. On dirait tout de même que vous êtes un de ces deux coquins...

Bertrand, Comment , monsieur Pierre?

pierre. Mon nom... il sait mon nom

plus de doute, c'est lui... merci... plus souvent que je te laisserai mes noyaux ! [Bruit au dehors, les portes s'ouvrent au fond. ) Oh ! mon vieux général que j'aperçois là !

Bertrand, lui montrant une porte à gauche. Si vous voulez sortir par-là , c'est plus court.

pierre. Je ne demande pas mieux... Courons nous assurer autre part.

(Entrée de la noce.)

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