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SCÈNE III

FURSTEMBERG

Oh ! je serai vengé... Prends garde , maintenant , roi qui te dis le fils aîné de l'Église , et qui n'es que le premier valet de l'inquisition; roi qui juges la vie des hommes le matin , et qui, le soir, danses avec leurs femmes; condamne bien ton prisonnier à mourir, si tu veux celte fois que ton coupable amour soit impuni ! Roi sans cœur, je te hais, et je voudrais le voir haï de tous comme de moi-même... Pour cela, je me suis fait ton confident, ton ami, ton complaisant même; chaque jour, je te pousse dans de nouvelles haines, dans de nouveaux amours, dans de nouveaux dangers; chaque jour, je te rends plus tyrannique, plus insupportable à tes sujets : j'amasse autour de toi le plus de colère, j'allume sur la tète le plus de charbons ardeus que je iieu\... Encore un nouveau piège que je le tends aujourd'hui... Je vais t'exposer à la vengeance de cet homme (pie j'ai fait arrêter hier, au nom ^\u roi... Ne pouvant te tuer moimême, je te jeterai ainsi d'adultère en adultère, jusqu'à cejgue tu le couches dans un lit conju-

gal , sur la pointe d'une bonne épée... Mais le voici... Allons , haine , retire-toi bien avant au fond de mon cœur, et laisse l'amitié masquer mon visage.

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