LE MARCHAND
Qu'il ne trouve plus où reposer sa" tète quand il reviendra ici ! Que cette ville, qui fut sa mère et dont il a voulu faire son esclave, teTrepousse et le maudisse ! Vous tous qu'il traitait en serfs, à qui il imposait la corvée, comme un seigneur à ses paysans, braves matelots qui couriez les mers pour lui , ouvriers du port dont cet insolent despote changeait les sueurs en or , et vous, marchands et armateurs comme moi, dont il monopolisait à son profit l'industrie et les lumières , que toutes vos voix tonnent comme une seule et s'écrient : Malédiction sur Ango l'avare ! malédiction sur Ango le tyran !
TOUS
Malédiction ! (Le chœur et la ronde reprennent.) A boire!., à boire!..