SCENE XXII
Les Mêmes , D'ANDREVILLE , reparaissant à la porte.
d'andreville. Vous vous trompez, capitaine Cerdic , Henri de Marsay n'est pas ici... c'est moi qui viens réclamer mon poste sous vos coups.
Cerdic. Vous, d'Andreville?
d'andreville. Moi-même, et je suis à ma place; car de Marsay avait sauvé l'enfant de Jean; car à de Marsay appartenait l'aiguillette qui portait avec elle sa grâce, et de Marsay marchait à la mort... Je suis venu rétablir les choses comme elles devaient être... je suis venu mettre Henri de Maisay en liberté, et si l'échafaud m'attend, je suis prêt.
CERDIC. Quoi!... il m'échapperait encore ! . . . Trahison ! . . . trahison de tous côtés... D'Andreville, vous avez manqué à votre devoir... D'Andreville, il est sept heures, et à sept heures vous deviez être
L'OFFICIER BLEU
au milieu delà flotte anglaise, vous l'avez juré sur l'honneur.
D'anDREVILLE. J'avais un rendez-vous tout aussi important, monsieur... et j'ai craint de faire attendre le bourreau.... Mais si j'ai pris la place de de Marsay ici, il a pris ma place là-bas!
MAIUAWE. Grand Dieu!
CEiiDic. De IMarsay !
d'andueyille. Oh! soyez tranquille, monsieur , toutes mes dispositions sont prises... Les pouvoirs que vous m'aviez donnés ne pouvaient servir qu'à un seul d entre nous... Je l'ai revêtu de l'uniforme qui m'était destiné, et je l'ai vu partir au milieu des matelots ; et il est brave, monsieur, brave autant que moi, plus instruit et plus calme dans le combat; vous n'avez pas perdu au change, il réussira... Et tenez, tenez... je crois entendre.... {Bruit d'une explosion suivi de trois coups de canon.) Trois! c'est le signal du succès... la flotte est incendiée... Capitaine Cerdic , j'ai rempli mon devoir, à vous de remplir le vôtre.
Grand tnmu He au dehors, cris : T'ive la nation'.
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