‹ ThéâtreChapitre 678 sur 846 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

Les Mêmes , ANTOINE.

Antoine entre, salue, et remet une lettre à Rita.

rita. Quelle est cette lettre?

Antoine. De la part de IM. le chevalier de Yaudray.

la COMTESSE. Ah! de mon fils!... lisez, madame , je vous en conjure, lisez.

Sortie d'Antoine.

rita , lisant. » Votis m'avez offert ,

» Rita, l'amitié d'une sœur. Merci de votre

» compassion... mais je le sens , moi , je

» n'aurais jamais le courage de vous ai-

» mer en frère. Je vous ai dit que je

» ne vous reverrais jamais , madame la

» duchesse... Je veux à présent vous re-

» voir une fois encore, la dernière... oui,

» tout-à-l'heure, à minuit... daignez ou-

» vrir la fenêtre de votre salon qui donne

» sur le parc , regardez... et mes yeux

» pourront se fixer sur les vôtres une der-

» nière fois. »

Rita ouvre précipitamment la fenêtre; la comtesse marche vivement avec elle.

rita. Ah ! le voilà...

la comtesse. Mon fils! il peut vivre! ... il peut être heureux encore!...

On entend au dehors un coup de pistolet; cri gênerai; la comtesse s'évanouit.

rita, la soutenant. Malheureuse mère!

SANNOIS , sur le devant de la seène aux jeunes gens. Pauvre fou ! voilà pourtant où l'a conduit son amour pour la coquette Espagnole!.. Messeigneurs, à nous sa ven-

Pendant la fin de cette scène, une pendule placée au fond du salon sonne minuit, la toile tombe.

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