‹ ThéâtreChapitre 759 sur 846 · SCENE XVII · texte numérisé non relu

SCENE XVII

GEORGES, ARTHUR, étendu à terre.

GEOnGES. Un enlèvement! oui, sans moi, Marie nous était ravie... Oh! mais l'un de ces lâches a reçu son juste châtiment. ( Arthur pousse un gémissement.) Qu'entends-je !

Nouveau gémissement d'Arthur.

Arthur. Ah ! mon père !

GEORGES. Ciel! quelle voix !

Arthur. Oh ! que je souffre!

GEORGES. O mon Dieu ! affreux soupçon... Oh! masque maudit. (// arrache le masque d'Arthur. ) Ah ! Arthur ! mon frère !

ARTHUR. Je me sens mourir!

GEORGES. Mourir! non, non, tu ne mourras pas... Du secours ! du secours!.. Tu n'es que blessé. . . Et personne ne m'entend... et personne ne vient... je ne puis le laisser seul. . . O mon Dieu ! mon Dieu ! Mais moi, je veux le rappeler à la vie.... je veux le sauver... étanchons ce sang qui coule de sa poitrine.

Il déchire sou mouchoir, et il en met les lambeaux dans la plaie d'Arthur. On entend au loin le tocsin.

ARTHUR, se débattant. Laissez... laissez. Georges. Arthur... mon frère, je veux te rendre à la vie.

Arthur. Vain espoir !... Ah ! je meurs !

Et il tombe sans mouvement, il est mort.

GEORGES. Arthur! mais non, il existe encore... Arthur, réponds, réponds-moi donc... Malheur! sa main est froide, son

cœur est sans mouvement... Plus rien

rien... Oh! malheur ! malheur ! j'ai tué mon frère !

Et il tombe anéanti sur le cadavre d'Arthur. Le tocsin cesse.

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