JACQUELINE, PHILÉAS
Jacqueline. Ah çà! Philéas, où c' que tu te fourres donc?... je te cherchons partout.
ruiLÉAS. Et toi, à quoi penses-tu pour arriver à l'heure qu'il est?... au lieur de te dépêcher, grosse musarde, pour venir m'aider un peu.
JACQUELINE. Ah! dam... je me suis attardée. . . c'est vrai ; mais vois-tu, tout c' qui s'est passé cette nuit au château est déjà su à Saint-Denis... si ben qu'on cause, qu'on jase... chacun dit son mot... j'ai voulu vous dire aussi le mien... Oh ! çafait un remue-ménage d'enfer... Après ça, les petites villes c'est si cancanier... L' procureur du roi est venu, n'est-ce pas ?
miLÉAS. Tiens! il est encore au château qui verbalise — dam, il y a eu un meurtre !
Jacqueline. Oui, mais on n' lui peut rien faire à M. Georges... on me l'a ben assuré à Saint-Denis, et c' procureur du roi, et"c'te verbalisation; tout ça c'est rien... pure formalité, voilà tout.
rniLÉAS. Certainement la loi est pour M. Georges... on ne lui peut pas ça.... {Il fait claquer son ongle sur- ses dents.) Y en sais quelque chose, moi qui suis un fonctionnaire public.
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