GEORGES, DUVERNEY, M™ VIL- LETTE, CARPENTIER
GEORGES , entrant du même côté que Mme Fillette et tombant à genoux devant Duverney. Mon père ! mon père !
DUVERNEY, à part. Que résoudre ? que faire ? . . .
Mme villette. Monsieur, il peut maintenant vous comprendre.
duverney , à Georges. Relevez- vous, monsieur, relevez- vous.
GEORGES. Oh! non, non... laissez-moi, laissez-moi... que mon repentir vous touche, que j'obtienne votre pardon...
DUVERNEY. Relevez- vous. . . {A part.) Et cette femme est toujours là...
GEORGES, a Duverney. Un regard de bonté... un mot d'encouragement... je reste seul à vous aimer, mon père.
duverney. Votre père!... ne me donnez plus ce nom.
CARPENTIER, à part. Il se décide !...
GEORGES. JNe plus vous appeler mon père... pourquoi? pourquoi cette défense? vous ne me répondez pas... vous détournez les yeux...
Mwe villette à Duverney. Dites-lui tout, monsieur, dites-lui tout, il le faut!.. DUVERNEY, a part. O supplice !..
GEORGES , continuant. Quelque cruels que soient vos reproches, je dois les supporter... quelque punition que vous m'imposiez, je dois la subir... mais parlez...
DUVERNEY. Eh bien!.. {A part.) Oh !..
jamais je ne pourrai lui avouer*...
CARPENTIER, qui est passé près de Duverney et bas. Pourquoi cet embarras?....
l'écrit lui dira tout.
DUVERNEY, à part. C'est vrai... (Présentant l'écrit à Georges.) Georges... cet écrit vous apprendra ce qu'il vous importe de savoir.
GEORGES, avec crainte. Cet écrit... que signifie?...
* Georges, Mm» Villette, Duverney, Cavpentler;
duverney. Prenez... lisez... quand vous serez seul . . .
Georges, prenant l'écrit. Que se passet-il en moi?...
duverney à part. Châtiment terrible, mais juste!.. Oh ! sortons... sortons...
Il sort précipitamment par la porte de droite.
CARPENTIER, bas à Mme Fillette. Nous avons tenu notre promesse.
Mme villette. Je tiendrai la mienne...
quand il m'aura nommé sa mère.
Carpentier. Très-bien, j'y compte.
Il sort par le fond. Mme Villette sort un instant après par la porte placée dans l'angle de gauche.