‹ ThéâtreChapitre 810 sur 846 · SCENE XI · texte numérisé non relu

SCENE XI

MAUFILATRE, LTÉTARD, la Congrégation des jeunes Filles de la Vierge; puis ALIX et GISQUETTE.

Les jeunes filles vêtues de blanc sortent de l'église sur deux files, la bannière en tête, et viennent s'arrêtera la maison de Tbibaudier le défunt. La place se peuple ; Alix en orand deuil sortde la maison, suivie de Gisquette , joint les mains devant la bannière et s'incline.

alix, à Liétard.

Ah! maître Liétard, ces titres, ce rang, cette fortune, si je les accepte, c'est pour lui seul; je vous ai tout dit, lui seul est ma vie, je ne saurais le croire coupable ; et dès qu'il sera libre, je l'appellerai mon époux.

lietaud, tristement. Pauvre femme 1

alix, arrivant devant la bannière.

Sainte Vierge, qui prenez en pitié ceux qui souffrent et qui soutenez le courage des innocens qu'on persécute, ne m'abandonnez pas!

Elle se relève et s'avance pour prendre place au milieu des jeunes filles.

macfilatre, se présentant.

Noble cousine, j'attends depuis une heure à votre porte l'honneur de vous conduire jusqu'à l'autel.

alix, indiquant Liétard.

Je regrette la peine que vous avez prise ; mais j'ai déjà refusé le bras de ce digne vieillard, seigneur de Maufilatre; je n'ai pas besoin d'appui pour marcher dans la voie de Dieu.

Elle va se placer derrière la bannière entre deux jeunes filles.

MAUFILATRE, à part.

Tu marcheras dans la mienne, vaniteuse fille, ou je te précipiterai du faite où tu te crois sûre d'arriver sans péril.

La procession Se met en marebe; Joannes, écartant les

curieux qui se pressent pour la voir passer, arrive

li Maufila tre.

joannes, bas à Maufilâlre.

On vous attend.

macfilatre, après avoir regardé Alix s'éloigner. Marchons.

Il disparait suivi de Joannes ; les jeunes filles, Alix, Gisquette et Liétard sont entrées dans l'église, dont les portes se referment sur elles.

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