‹ ThéâtreChapitre 813 sur 846 · I.E SARREAU · texte numérisé non relu

I.E SARREAU

Digne animal, il ne s'informe pas, j'en suis sûr, si ses obligés sont pour le pape ou pour Calvin 1

CIIAMPFLEURY.

Son intelligence lui dit de sauver tous ceux qui souffrent, qu'ils mangent ou non de la vache à Colas.

MATUIAS.

Je peux répondre que vous avez raison. Qu'en dis-tu , mon bon Lion? est-ce ton avis aussi, a toi ?

Le chien , à li question ie son maître, fait un aboiement joyeux.

cuampfi.el'ry, aux autres.

Hein! comme il comprend! il ne lui manque que ia parole, à ce gaillard-là!

Le beffroi commence à sonner, un le'ger frémissement a lieu sur la place ; on voit les hommes en larreau et en blouse se rapprocher les uns des autres. UATHIAS.

Que va-t-il donc se passer, compère , et pourquoi cette sonnerie?

CHAMPFLEURY, bas .

Si vous m'en croyez, prenez le large; car voire présence pourrait nuire au malheureux qu'on va amener sur cette place.

MATUIAS.

Qu'a-t-il donc fait?

cuampfleury, le menant dehors tout en lui parlant.

Nous vous le dirons demain, dans la montagne, si vous ne l'avez pas appris d'ici là..

MATUIAS.

Allons, Lion, allons, dis-leur adieu; vile et gagne pays.

Le chien part.

A revoir, bon père.

le père, s' arrêtant et d'une voix grave.

Dieu vous bénisse, comme je vous bénis moimême, bonnes gens, et vous protège dans vos entreprises commerciales et autres!

Le chien rovient au-devant dû père et s'en retourne avec lui.

CIlAMPFt.EUIlY.

Et autres 1 que Dieu l'entende ! (A ses compagnons lorsque le père est sorti.) Voilà une bénédiction d'honnête homme : ça doit nous porter bonheur.

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