‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 132 sur 210 · I.F, MLK/.ZIN · texte numérisé non relu

I.F, MLK/.ZIN

Allez dans Fenceintc,

Sous la coupole sainte De cent couleurs peinte Offrir à Dieu sans crainte Vos cœurs purs de feinte.

Allah ou Akhbar!

CIIŒL'K DE DEUVICUES.

Que la sainte fonle.

Dont le flot ondoyant s’écoule.

En passant nous foule,

El sur nos corps s’écoule .\insi qu’une houle.

CliaîCn DE PÈLEIUNS.

Vers la mosquée où l’on prie à genoux.

Dirigeons-nous !

LE SÉLAM

0 loi qui lis le ciel et l’oiule, Allali! sois bon pour le croyant!

0 toi seul roi tlu luoude, Allah ! loi seul es grand !

ClIŒOn DE DERVICHES.

Allah! on Akhhar!

NOTKS

* Il règne en Orienl une superstition sur les djintis on in:iuvais esprits qui lianlenf rcriaines maisons, et cpie l’on chasse au moyen d’exorcismes, de chants et de danses, l'n beau tableau de M. Adolphe l.elenx, fort rcmaivpié à l’une de nos dernières ex|iositions, re|)roduit une de ces scènes de conjni alion dont nous avons été témoin oculaire et auriculaire à Constantine. De vieilles femmes et de jeunes danseuses sont nécessaires pour opérer le charnni ; les premières effrayent les esprits parleur musi(pie,etles secondes jj^r leurs contorsions qui rappcdlenl les convulsionnaires de Saint-Médaril.

jôO

* Cri poussé par les sorcières pour effrayer les esprits* Dans les maisons l'.ahilces par des Juifs ou par des Arabes à l'oc asion d’un enterrement ou d'un mariage, les parents et les amis du défunt ou des nouveaux époux font entendre ce même cri en signe de deuil on d’allégresse.

® L’entrée a>i Caire des Hadji ou pèlerins qui reviennent de la Mecque donne lieu à une des plus belles solennités qnisc puissent voiren Egypte. Une foule nombreuse se prc'sse sur les pas des fidèles qui rapportent de leur saint pèlerinage des reliques prises dans le tombeau du Prophète et de l'eau sacrée du puits Zem-zem. Sur le seuil de la mosquée principale où doit s’arrêter la caravane, une grande qu intité de derviebes se prosternent les bras croisés sur la fêle au-devant do l’émir des llad^i, qui fait passer son cheval sur le corps de ces fanatiques croyants ; rexallation, dans laquelle ils se niellent développe en eux une force nerveuse qui supprime le sentiment de la douleurtt communique aux organes une force de résistance extraordinaire. Cette cérémonie, appelée la Dhossa ou Dliozza, est regardée comme un miracle destiné à convaincre les infidèles; aussi laisset-on volontiers les Francs se mettre aux premières places.

(Gérard de .Xerval. — Scènes de la vie orienlale.)

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