ACTE H
Le lliéàire représente une forêt sur le bord d'un élanp. Un site humide et frais où croissent des joncs, des roseaux, des touffes de fleurs sauvages et du piaules ac|iiaUfpies. Des Inuleanx, des trembles et des saules pleureurs inclinent jus:(u'à terre leurs pâles feuillages. .V gauche, .sous un cyprès, se dresse une croix de marbre blanc où est gravé le nom de (üse'lc. La tombe est coiinne enfouie dans une végétation épaisse <l’bcrbes r t de fleurs des cbamps. La lueur bleue <l’une lune très-vive éclaire celte décoration d’un aspect froid et va[xircux.
SCÈNK rilEMltlU::
Quelques gardes-chasse arrivent par les aveimes de la Ibrèl ; ils senihleiit diercher uit etulroil ravorahie pour se mettre à l’affût, et vont s’établir sur le bord de l’étang, lorsque Hilarion accourt.
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llilarion témoigne la pins vive terreur en devinant les projets de ses camarades. « C’est n.i oiidroit maii-
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(lit, leur dit-il, c’est le cercle de danse des Wilis! » 11 leur montre la tombe de (iiselle... de Giselle qui dansait toujours. 11 la désigne par la couronne de pampres qu’on lui mit sur le front pendant la fête, et jjui est appendue à la croix de marbre.
A cet instant, on entend sonner minuit dans le lointain : c’est l’heure lugubre où, selon la ebronique du pays, les Wilis se rendent à leur salle de bal.
Hilarion et ses compagnons écoutent l’borloge avec terreur ; ils regardent en tremblant autour d’eux, s’attendant à l’apparition des légers fantômes. « Fuyons, dit Hilarion, les Wilis sont impitoyables; elles s’emparent des voyageurs et les font danser avec elles jusqu’à ce qu’ils meurent de fatigue ou soient engloutis dans le lac que vous voyez d’ici. »
Une musique fantasticjue commence alors ; les gardes-chasse pâlissent, chancellent et s’enfuient de tous côtés, avec les signes du plus grand cITroi, poursuivis par des feux follets qui apparaissent de toutes parts.
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L'ne gerbe de jonc marin s’entr’ouvre alors leiilonient, et du sein de riiumide feuillage on voit s’é-