‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 159 sur 210 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

Au lever du rideau, les odalisques sont occupées à leur toilette, agenouillées ou assises .sur des carreaux. Les unes entremêlent leurs longues nattes de sequins et de fils d’or, les autres (eigneut leurs sourcils et leurs paupières avec le henné; celles-ci s’attachent des colliers, celles-là font^oltiger le bout de leurs échar-

TlIliATRE.

pes au-dessus de la pierre des parfums, afin de s’imprégner de la vapeur odorante. — La sultane favorite, Nourmalial, se regarde complaisamment dans un riehe miroir soutenu par des esclaves. Le chef des eunuques, Roucem, va de l’une à l’autre, leur donnant des conseils, les engageant à redoubler de grâces el do coquetterie, et, joignant l’exemple au précepte, il minaude et prend des airs séducteurs; car .\chmet, le maître du sérail, semble ennuyé de ses plaisirs, et Roucem, ministre de ses voluptés, ne sait plus comment ranimer sa fantaisie distraite. Nourmalial ellemême, la belle Nourmahal, n’a plus de puissance sur le coeur d’Acbmet.

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