‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 166 sur 210 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

Les compagnes de la Péri voltigent autour du palais d’.\climel. Elles verseut avec des urnes d’or la rosée de la nuit sur les fleurs desséchées par la chaleur du jour. La Péri les encourage du geste, et, s’approchant de la fenêtre lumineuse, elle semhle épier les actions d’Achmet. — Sans doute, il pense à moi ! Que ne suis-je une simple mortelle, une esclave! je pourrais m’unir à lui! — Une des compagnes de la Péri s’approclie et lui donne lo conseil de renoncer à cet amour qui la

LA l'ElU.

perdra et fera tomber de son front sou diadème étoilé. — Viens, oublie Achmet ; remonte avec nous dans le ciel, d’où tu n'aurais jamais dù descendre. — Non, je l’aime, et je resterai. Maintenant, pour moi le ciel est sur la terre. — Mais il ne t’aime pas, lui ; ce qui le séduit en toi. c’est l’éclat de ta couronne, ce sont tes ailes, ta puissance ! Deviens une femme comme les autres, belle, mais obscure, et il n’aura plus un regard pour loi ! — Cette pensée afllige la Péri ; maiselle n’en persiste pas moins dans sa résolution de pousser l’aventure à bout.

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