SACOUNTALA
un mouvement d’effroi et de pudeur. On pourrait les voir. Les jeunes brahmes errent dans la forêt.
Douchmanta, sans l’écouter, lui dit qu’il l’aime éperdument; mais Sacountalâ ne veut pas croire ît ses protestations. Un trop grand intervalle les sépare, toute union est impossible entre eux ; elle essaye de se dégager des étreintes du roi, lui échappe, et va se réfugier dans le temple. Douchmanta la détache de l’autel, la ramène près du banc de mousse, se jette à .ses pieds, l’enloure de ses bras et lui promet de l’épouser. Elle sera reine dans le beau palais d’Ilastinapourou, la ville sainte. La jeune fille, comme enivrée, penche sa tête sur l’épaule du roi, qui lui met un baiser au front ; en même temps, il lui passe au doigt son anneau qui lui ouvrira les portes du palais et la fera reconnaître pour une fiancée royale.