SCÈNE III
Après la danse, on vient annoncer au roi que des étrangers demandent à être introduits auprès de lui. Le roi fait signe qu’on les laisse entrer.
Sacountalâ, accompagnée de Canoiia, le vertueux ermite, des brahmatcharis, de Gautami, de Priyamwada, il’Anousouya, de Parabhritica et de Tchatourica, ses amies, s’avance modestement jusqu’au pied du trône.
La reine s’inquiète de l’arrivée de cette jeune femme. .Madha^7a conduit Sacountalâ devant le roi, qui parait surpris en la voyant.
Mais Durwasas, qui est entré avec les autres ermites, se place à côté du trône, et, par des gestes conjurateurs, augmente la folie du roi et l’empêche de reconnaître Sacountalâ.
La pauvre jeune femme se prosterne devant le monarque, puis se relève lentement, lui pose les mains sur les genoux et lui offre sa figure en pleine lumière. Leroi s’incline, regarde attentivement, et fait signe que cette femme lui est inconnue.
Marques de joie de la reine Hamsati, qui s’alarmait de la beauté surhumaine de Sacountalâ, et qui craignait en elle une rivale venant faire valoir des droits à l’amour du roi.
Sacountalâ, confuse, se relève et va se réfugier dans les bras de sa gouvernante, qui lui murmure un conseil à l’oreille.
La reine cherche à persuader au roi qu’il faut chasser cette femme.
Sacountala, d’après le conseil que vient de lui
SACOTNTALA.
donner Gaiitami, essuie ses larmes, et répète la scène du bois sacré. Elle veut lui montrer la bague qu’il lui a donnée ; mais la bague est perdue. Désespoir de Sacountalà.
Au même instant, Durwasas fait un nouveau geste de conjuration, afin de neutraliser l'effet que peut produire lîette scène sur la mémoire du roi.
Décidément, Doucbmanta ne connaît pas Sacountalâ. Hamsati triomphe et veut renvoyer cette intrigante, cette femme qui vient poursuivre, jusque sur le trône, un prétendu amant.
Sacountalà lève fièrement la tête, et fait comprendre à Hamsati que c’est elle qui est la reine, mais que, puisque le sort est contre elle, elle va s’éloigner.
Mais, avant de partir, elle veut se jeter encore aux pieds de Doucbmanta, qui détourne la tête.
Sacountalà se retire tout éplorée ; le favori Madhavya, qui s’intéresse à elle, lui fait signe de se cacher dans quelque endroit voisin.
SCÈNK IV
La reine, satisfaite, donne à ses femmes le signal de la danse; le roi, pensif et agité, fait bientôt comprendre qu’il désire être seul.