‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 32 sur 210 · LES PIEDS DE TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

LES PIEDS DE TOUTES DEUX

C’est fort ennuyeux de porter continuellement nos maîtresses à vêpres et à la messe ; nous ne voulons plus les porter qu’à des rendez-vous d’amour, à des fêtes et à des bals; nous voulons frétiller et battre la mesure, faire des entrechats et nous divertir de la belle manière.

ROSA MVSTICA.

Voici longtemps que je répands mes parfums au paradis de la virginité ; sera-cÆ donc la main du temps

UNE LARME DU DIABLE

qui me cueillera, ou dois-je laisser choir une à une mes feuilles flétries sur une terre stérile?

SATANAS

En effet, ce serait dommage, et l’on y pourvoira.

BLAKCHEFLOR.

Ma sœur, j’ai fort mal à la tète, l’air de cette chambre est brûlant, j’étouffe. Si j’allais me promener un peu, cela me ferait du bien. (A part.) Je tremble qu’elle nd me propose de m’accompagner.

ALTX.

Va, ma sœur; mais, comme je me sens un {)cu lasse, tu ne m’en voudras pas de te laisser aller seule. {Eocit Blancheflor .) Je ne savais comment la renvoyer; maintenant, aiguille, accélère le pas ; timbre de l’horloge, mets-toi à chanter la plus belle heure de ma vio.

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