‹ Théatre (volume 3)Chapitre 82 sur 191 · GÉRONTE, VALÈRE GÉROME · texte numérisé non relu

GÉRONTE, VALÈRE GÉROME

Eh quoi ! c'est vous encor?

VALËRE.

Mon oncle, je Tavoue, C'est moi.

GÉROJNTE.

Vos pieds prendront racine dans la boue ; Au même endroit planté vous restez trop longtemps, Mon cher, et vous aurez des feuilles au printemps !

VALÈRE

Je venais pour...

GÉRONTE

C'est bien ; allez-vous-en !

VALÈRE

De grâce !

GÉROMTE.

Pas de grâce!

VALÈRE

Mon oncle ! ah ! que je vous embrasse !

GÉRONTE

Non ! non ! quel embrasseur que monsieur mon neveu '

VALÈRE

Mon oncle, il faut qu'ici je vous fasse un aveu...

GÉRONTE

Je refuse l'ouïe à tout aveu !

VALÈRE

Mon oncle ! . . .

GÉRONTE

Au beau milieu du nez qu'il me pousse un furoncle, Si j'écoute jamais rien de ce que tu dis ! Je t'ai déshérité : de plus, je te maudis!...

YALÈRE.

J'aime...

GÉRONTE

« Jeune indécent, quel mot cru ! Sur ma nuque

Vos impudicités font rougir ma perruque !

YALÈRE.

Oui, j'aime Inez...

GÉRONTE

Assez ! Si je vous Yois encor Dans ces lieux... Regardez ce jonc à pomme d'or!

Valèrc s'éloigne. Entre Frontin, qui échange avec lui un signe

d'intelligence.

YALÈRE.

Mon oncle, vous avez des façons violentes.

GÉRONTE

Décampe... j'ai les mains de colère tremblantes.

YALÈRE.

Calmez-vous... je m'en vais... Maintenant mon destin Dépend de Theureux sort des ruses de Frontin.

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