SCÈNE PREMIKRE
Les compagnes de h Péri voltigent autour du palais d'Achmet. Llles versent avec des urnes d'or la rosée de la nuit snr les fleurs desséchées par la chaleur du jour. La Péri les encourage du geste, et, s'approchant de la fenêtre liiniincuse, elle semble épier les actions d'Achmet. — Sans doute, il pense à moi ! Que ne suis-je une simple mortelle, une esclave ! je pourrais m'unir à lui ! — Une dos compagnes de la Péri s'approi-he et hii .donne le conseil de renoncer à cet amour qui la perdra et fera tomber de son front son diadème étoile. — Viens, oublie Achmct; remonle avec nous dans le ciel, d'où tu n'aurais jamais dil descendre. — Non, je l'aime, el je resterai. Maintenant, pour moi le ciel est sur la terre. — Mais il ne t'aime pas, lui; ce qui le séduit en loi, c'est l'éclat de ta couronne, ce sont tes ailes, ta puissance ! Deviens ime ftmme connue les autres, belle, mais obscure, et il n'aura
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l'Ius mi regard poiir loi! — Cette pensée afflige la Péri; mais elle n'en persiste pas moins dans sa résolution de pousser l'aventure à bout.