SCÈNE IV
Les jeunes filles qui desservent le tempk et sorgnent les fleurs de la l'orèt sacrée apparaissent portant des vases qu'elles vont remplir d'eau. Sacountalà, fille de la nymphe Menaça et de Wisaoumilra, élevée par les soins de Canona, le chet des brahnies, entre en dansant et reçoit les salutations affectueuses de ses compagnes.
Elle va, penchant sur les fleurs des madliavis et des sirichàs les urnes que lui présentent ses amies Priyaniwada et Anousouya. Tout à coup, du calice d'une malicâ s'élance une abeille qui voltige autour de la jeunô fille la prenant pour une autre fleur. Secountalâ, redoutant l'aiguillon de l'a-: béille, cherche h l'éviter ou à la chasser. ',
Ses bonds effrayés la conduisent près du temple, d'où sort Douchmanta, qui fait fuir l'abeille el retient sur son cœur Sacountalâ palpitante. De sa retraite, le roi a observé les grâces de la jeune fille, el il sent l'amour s'emparer de son âme.
La présence subite de Douchmanta étonne les jeunes filles, et rend Sacountalâ confuse; elle reste rougissante et les mains croisées sur sa poitrine, mais déjà troublée par 'a beauté et l'air noble de l'étranger.
Sacountalâ, un peu remise de sa frayeur, interroge Douchmanta. Le roi lui répond qu'il est un jeune bminualchari (élève brahnie), qui vient étudier les Vêdas (livres saints) dans la retraite des pieux solitaires. Comme il a dépouillé les insignes de la royauté, cette réponse n'a rien que de plausible.
Dès cet instant, Douchmanta est admis comme un hôte dans la forêt sacrée. Sur l'ordre de Sacountalâ, F'riyamwada, Anousouya et leurs compagnes, après avoir conduit le roi à un banc de mousse, lui présentent des corbeilles de fleurs et de fruits ; Sacountalâ va elle-même puiser de l'eau, et l'offre à Douchmanta, dans une écorce de grenade.
Pendant qu'on lui rend tous ces soins, le roi fixe sur la jeune lilje des yeux enflammés; il se lève, se rapproche d'elle, et veut lui exprimer sa passion. Sacountalâ l'évite avec une coquetterie pudique, mais il finit par la rejoindre, et danser avec elle un ])as de deux, qu'il termine en la pressant sur son cœur, comme ivre d'amour.