‹ ThéatreChapitre 198 sur 232 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

Le roi parti, Sacountalâ redescend la scène, toute pensive. Elle porle la main à son cœur comme pour en comprimer les l.altements. L'amour qui l'agite lui fait peur; celui qu'elle prenait pour un simple brahmatchari est un roi puissant. De retour à sou palais, sans doute il oubliera bientôt l'humble fille rencontrée dans la forêt des ermites. Accablée par cette idée douloureuse, elle se laisse tomber sur un banc de gazon ; ses compagnes l'entourent et tâchent de la rassurer; elles la complimentent sur l'amour qu'elle a inspiré au roi ; mais Sacountalâ, oppressée et brûlante, cache sa tète dans ses mains. Pour calmer la fièvre à laquelle elle est en proie, ses amies l'éventent doucement, lui jettent des. fleurs Iraîches, et, voyant le sommeil descendre siu* ses yeux, s'éloignent avec précaution sur la pointe du pied.

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