‹ ThéatreChapitre 38 sur 232 · LES PIEDS DE TOUTES DEUX · texte numérisé non relu

LES PIEDS DE TOUTES DEUX

C'est fort ennuyeux de porter continuellement nos maîtresses à vêpres et à la messe; nous ne voulons plus les porter qu'à des rendez-vous d'amour, à des fêles et à des bals ; nous voulons fiéliller et battre la mesure, faire des entrechats et nous diverlir de la belle manière.

I;0SA MVSTICA.

Voici longtemps que je répands mes p:irfumsaii paradis de la virginité; sera-ce donc la main du temps qui me cueillera, ou dois-je laisser choir une à une mes feuilles flélriessur une terre stérile?

SATANAS

En effet, ce serait dommage, et l'on y pourvoira.

BLA^C1IEFL0K.

Ma sœur, j'ai fort mal à la tète; l'air de cette chambre est brûlant, j'étûulïe. Si j'allais me promener un peu, cela me ferait du bien. (A part.) Je tremble qu'elle ne me propose de m'accompiigaer. ,

I AMX.

Va, ma sœur; mais, comme je me sens un peu lasse, tu ne m'en voudras {)as de te lafsser aller seule. {Exit Blancheflor.) Je ne savais comment la renvoyer; maintenant, aiguille, accélère le pas; timbre de l'horloge, mets-toi à chanter la plus belle heure de ma vie.

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