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et )o metfonne en une fois. Quand tu devrais m'abandonner au bout d'une beiire, je serais satisfaite ; je serais sûre, au moins, que tu m'aurais aimée celte heure-là, et qui peut dire qu'il ait été véritablement aimé une heure pendant sa \'ii ? C'est le dernier caprice de ma virginité expirante ; c'est la première * chose que je te demande, aocorde-la-moi, je veux encore revoir une dernière fois la petite chambre oij j'ai passé tant d'années pures et limpides, je veux jeter encore un regard sur ma vie de jeune fdie. Et puis j'ai sur ma fenêtre, dans une cage, une petite colombe sauvage qui ne fait que gémir la nuit et la jaurnée ; je voudrais lui donner sa volée avant de partii- avec toi pour ne i)his revenir,
SATANAS
Et ta sœur, comment l'écarter?
BLA.NCHEFLOR.
Je n'y pensais plus ; je ne pense qu'à toi maintenant ; tu es le seul être qui existe au monde à mes yeux ; et tu fais un désert autour de toi.
SATANAS
Prends cette fiole, verse une goutte de la liqueur qu'elle contient dans le verre de ta sœur, le tonnerre du ciel et le canon de la terre gronderaient à son oreille, elle ne se réveillerait pas. (a part.) C'est moi qui Tirai réveiller.
BLANCHEFLOR.
Il n'y a pas de danger pour elle ?
SATANAS
Non ; aussitôt que la nuit noire aura jeté ses épaisses fourrures sur ses épaules, je serai sous la fcnèlre avec deux chevaux ; je fiapiKîrai trois coups et tu vit;u(lras.
lU.ANCUEFLOR.
Adieu ! je te laisse mon àme.
Lxit lilancliunor.
UNE LARME DU DIABLE. ■ i5