‹ ThéâtreChapitre 201 sur 250 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

ROBERT, CLARA, SABGINÉMEO sue brin

ROBERT, à Clara, à mi-voix.

Vous allez venir par là avec moi.

CLARA

Vous êtes ennuyeux, vous savez.

ROBERT

Ou ce qui serait mieux, notre présence ici n’est pas nécessaire, n'est-ce pas? c’est que vous veniez tout bonnement avec moi jusque chez moi. C’est à deux pas.

CLARA

Qu'est-ce que vous voulez que j'aille faire chez vous?

ROBERT

C'est très important. Je suis en train de m'installer etil ya très longtemps que je voulais vous demander

LA GLOIRE AMBULANCIEÈRE. 421

— comme vous êtes une personne de beaucoup de goût — de me donner des conseils pour mon ameublement.

CLARA

Voyons, nous n’allons pas nous en aller d'ici pen-

dant que votre sœur est malade.

ROBERT

Mais ce n’est pas si grave que ça.

CLARA

Cette pauvre Berthe! elle n’est que ma belle-sœur, je l’aime comme une sœur.

ROBERT

Ça n’a rien d'étonnant. Ainsi vous n'êtes pas ma belle-sœur et je vous aime plus qu’une sœur.

CLARA

Oui, vous m’aimez surtout autrement.

ROBERT

Mais non, je vous assure. J’ai pour vous beaucoup de tendresse et beaucoup de respect... Venez dans la salle à manger. Qu'est-ce que vous craignez? Je n'ai que des choses très convenables à vous dire.

CLARA

Alors vous pouvez me les dire ici.

ROBERT

Ici, il y a du monde. Ce qu’on dit n’a pas le caractère d'intimité que je souhaite, même pour des paroles très convenables. C’est curieux que vous ne me compreniez pas.

CLARA

Mais si, je voys comprends.

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