ACTE DEUXIÈME
auto. Tu ne l’admirais que d'un œil... (A Henri.) Qu'’estce que Barthazard vient encore de m’apprendre ce matin? que vous avez une autre usine de Westphalie qui vous fait des offres?
HENRI, d'un air inquiet.
Qu'est-ce qu'il vous a dit?
GONTHIER
Oh! vous savez, ça ne sort pas d'ici... Ne me cachez rien. Je ne le raconterai pas... c’est une usine concurrente de la vôtre, paraït:il, qui vous offre une situation presque double?
HENRI
Oh! c'est inutile, je n’accepterai pas.
GONTHIER
Parce qu’elle est concurrente de la vôtre? Il faut accepter, voyons. Et même s’il y a une combinaison pour avoir les deux sans qu’elles s’en doutent... Je ne sais pas, moi... si c’est possible... N'est-ce pas, Blivet?
BLIVET.
Mais oui.
GONTHIER
Du moment que Blivet vous le dit, c’est un homme
qui connaît les affaires. D'ailleurs, il est dans votre partie.
HENRI
Dans ma partie?
GONTHIER
Oui, dans la métallurgie.
HENRI, à part.
Bon! bon!
GONTHIER
C’est un grand métallurgiste.
HENRI, même jeu.
Eh bien, ça va être bien!
BLIVET.
Vous représentez la « Artberg Gesellschaft »?
HENRI
Oui, oui.
BLIVET:
C'est surtout dans les aciers chromés que vous travaillez, n'est-ce pas?
HENRI
Dans les aciers chromés, oui, oui...
BLIVET.
Pour quel usage?
Pour tous les usages...
BLIVET.
Vous avez aussi des aciers au ferro-aluminium et à l’iridium ?
HENRI
Oui, oui...
BLIVET.
Êtes-vous content des aciers à l’iridium ?
HENRI
Pas mécontent.
BIAVET,
Sans entrer dans les détails de fabrication, très