‹ ThéâtreChapitre 67 sur 250 · SCÈNE VIII HENRI, THIBAUDEL · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII HENRI, THIBAUDEL

THIBAUDEL.

Mon vieux, c’est moi. Tu as passé l’autre jour à la pension, et c’est la bonne femme qui m’a donné ton adresse actuelle. Je viens, comme il y a quinze Jours. On a présenté une petite traite de trente-quatre francs.

HENRI

C’est vrai. Ils m’avaient forcé à accepter ce règlement à des échéances très rapprochées.

THIBAUDEL.

Et tu avais accepté en pensant que ça n’arriverait pas. C’est curieux comme le 15 de chaque mois ou le 30 semble loin tant qu’on n'arrive pas à la veille!

HENRI

Je vais te donner trente-quatre francs.

THIBAUDEL.

Tu vas encore payer cette traite? Mais si tu les payes toutes, ils continueront à en présenter! Tu vas payer. Mais ils ne vont rien y comprendre! Et qu'est-ce que tu fiches dans ce magasin ? Tu achètes des meubles?

Non, j'en vends... C'est-à-dire... que je suis là pour en vendre.

THIBAUDEL.

Et ton mariage?

HENRI

Il ne se fait pas. Je suis parti de là-bas...

THIBAUDEL.

Tu as l’air très content de ça?

HENRI

Je ne suis pas de mauvaise humeur aujourd'hui...

THIBAUDEL.

Mais alors, si tu es parti de là-bas, pourquoi n’es-tu pas venu bridger avec nous?

HENRI

Mon vieux, j'ai passé de sales moments... J’ai été très malheureux...

THIBAUDEL.

Ça va mieux aujourd’hui?

Oui, ça a l’air d’aller mieux...

THJBAUDEL.

Tu as trouvé une place?

HENRI, Oui, un petit emploi.

THIBAUDEL.

Et ta patronne est contente de toi?

HENRI, détaché.

Très mécontente... Je ne fais pas l'affaire du tout.

THIBAUDEL.

Elle va te flanquer à la porte?

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