‹ ThéâtreChapitre 82 sur 250 · SCÈNE XIV · texte numérisé non relu

SCÈNE XIV

LES MÈMES, BARTHAZARD, puis MADAME EDMOND et JEANNE.

BARTHAZARD.

Tiens! (Interdit.) bonjour!

BERTHE

Monsieur Barthazard, permettez-moi de vous remercier. Le mariage pour lequel vous avez tant travaillé a enfin réussi.

Barthazard regarde Herbert qui lui fait signe qu'il ne s'agit pas de lui- LOUISE, lui prend la main et montre Henri.

C'est avec monsieur.

BARTHAZARD, après un moment de silence.

1 ne me reste qu’à te féliciter. Quoi qu'il y ait eu sur le compte de ce jeune homme, ma convictionvest

qu'il est très honnête. Il a été régénéré par l'amour. L'amour fait des miracles. (A Henri, à mi-voix.) La fortune aussi... je suis désormais un honnête homme...

HENRI

Ça ne m'étonne pas, tu es capable de tout.

JEANNE, arrivant au haut de l'escalier.

Ah bien, dites donc, je commence à m'’ennuyer làhaut... J’en suis à mon trentième cabinet de travail. Et j'ai une faim! Mais qu'est-ce que tout ce monde-là?

MADAME EDMOND, arrivant derrière elle au haut de l'escalier.

Je vous demande pardon, messieurs et dames. Mais me voilà toute à vous... (A Louise.) Voulez-vous que nous voyions maintenant les meubles de salon?

HENRI, dans un emportement de joie.

C'est inutile, madame, c’est inutile !... le mariage est, rompu?

MADAME EDMOND

Vous êtes fou! C’est la seconde fois qu'il fait rompre un mariage dans ma clientèle...

LOUISE

Mais cette fois-ci, c’est pour épouser la fiancée. Et c'est lui qui vous achètera des meubles.

HENRI

Vous ne m’aurez plus comme vendeur.

BERTHE

Mais comme client...

HENRI

Ce sera une façon plus sûre de faire des affaires avec moi,

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