‹ ThéâtreChapitre 138 sur 314 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

LE ROI, comme l'a peint Titien; M. DE LA TOUR-LANDRY.

LE ROI

Comte, je veux mener à fin cette aventure. Une femme bourgeoise, et de naissance obscure, Sans cloute, mais charmante!

M. DE L.\ TOUR-LANDRY

Et VOUS la rencontrez Le dimanche à leglise.'*

LE ROL

A Saint-Germain-des-Prés.

J'y vais chaque dimanche.

M. DE LA TOUR-LANDRY

Et voilà tout à l'heure Deux mois que cela dure ?

LE ROL

Oui.

M. DE LA TOUR-LANDRY

La belle demeure.''...

iiii-niur.niE xationale.

LE ROI

Au cul-de-sac Bussy.

M. DE LA TOUR-LANDRÏ

Près de l'hôtel Cossé ?

LE ROI, avec un signe affirmatif.

Dans l'endroit où l'on trouve un grand mur.

M. DE LA TOUR-LANDRY

Ah! je sai.

Et vous la suivez, sire.^

LE ROI

Une farouche vieille Qui lui garde les yeux, et la bouche, et l'oreille, Est toujours là.

M. DE LA TOUR-LANDRY

Vraiment.''

LE ROI

Et le plus curieux.

C'est i^ue le soir un homme, à l'air mystérieux. Très bien enveloppé, pour se glisser dans l'ombre, D'une cape fort noire et de la nuit fort sombre, Entre dans la maison.

M. DE LA TOUR-LANDRY

Hé! faites de même!

LE ROI

Hein.?

La maison est fermée et murée au prochain !

M. DE LA TOUR-LANDRY

Par votre majesté quand la dame est suivie, Vous a-t-elle parfois donné signe de vie.''

LE ROI

Mais, à certains regards, je crois, sans trop d'erreur. Qu'elle n'a pas pour moi d'insurmontable horreur.

Page 1