SCENE PREMIERE
LE ROI, comme l'a peint Titien; M. DE LA TOUR-LANDRY.
LE ROI
Comte, je veux mener à fin cette aventure. Une femme bourgeoise, et de naissance obscure, Sans cloute, mais charmante!
M. DE L.\ TOUR-LANDRY
Et VOUS la rencontrez Le dimanche à leglise.'*
LE ROL
A Saint-Germain-des-Prés.
J'y vais chaque dimanche.
M. DE LA TOUR-LANDRY
Et voilà tout à l'heure Deux mois que cela dure ?
LE ROL
Oui.
M. DE LA TOUR-LANDRY
La belle demeure.''...
iiii-niur.niE xationale.
LE ROI
Au cul-de-sac Bussy.
M. DE LA TOUR-LANDRÏ
Près de l'hôtel Cossé ?
LE ROI, avec un signe affirmatif.
Dans l'endroit où l'on trouve un grand mur.
M. DE LA TOUR-LANDRY
Ah! je sai.
Et vous la suivez, sire.^
LE ROI
Une farouche vieille Qui lui garde les yeux, et la bouche, et l'oreille, Est toujours là.
M. DE LA TOUR-LANDRY
Vraiment.''
LE ROI
Et le plus curieux.
C'est i^ue le soir un homme, à l'air mystérieux. Très bien enveloppé, pour se glisser dans l'ombre, D'une cape fort noire et de la nuit fort sombre, Entre dans la maison.
M. DE LA TOUR-LANDRY
Hé! faites de même!
LE ROI
Hein.?
La maison est fermée et murée au prochain !
M. DE LA TOUR-LANDRY
Par votre majesté quand la dame est suivie, Vous a-t-elle parfois donné signe de vie.''
LE ROI
Mais, à certains regards, je crois, sans trop d'erreur. Qu'elle n'a pas pour moi d'insurmontable horreur.