‹ ThéâtreChapitre 149 sur 314 · M. DE MONTMORENCY · texte numérisé non relu

M. DE MONTMORENCY

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aiera!

M. DE MONTCHENU

Misérable valet!

TRIBOULET, au roi.

Mais, sire, vous devez avoir parfois dans l'âme

Un vide... — Autour de vous n'avoir pas une femme

Dont l'œil vous dise non, dont le cœur dise oui!

LE ROI

Qu'en sais-tu i

TRIBOULET

N'être aimé que d'un cœur ébloui.

Ce n'est pas être aimé.

LE ROI

Sais-tu si pour moi-même Il n'est pas dans ce monde une femme qui m'aime .''

TRIBOULET

Sans vous connaître .■"

IHiÂTUt. U.

ig

■IIPE.1UEIUE HAIIUSALB.

LE ROI

Eh! oui.

A part.

Sans compromettre ici

Ma petite beauté du cul-de-sac Bussy.

TRIBOULET

Une bourgeoise donc .''

LE ROL

Pourqi

uoi non 1

TRIBOULET, vivement.

Prenez garde.

Une bourgeoise ! ô ciel ! votre amour se hasarde. Les bourgeois sont parfois de farouches romains. Quand on touche à leur bien, la marque en reste aux mains. Tenez, contentons-nous, fous et rois que nous sommes, Des femmes et des sœurs de vos bons gentilshommes.

LE ROL

Oui, je m'arrangerais de la femme à Cossé.

TRIBOULET

Prenez-la.

LE ROI, riant.

C'est facile à dire et malaisé A faire.

TRIBOULET

Enlevons-la cette nuit.

LE ROI, montrant M. de Coss^.

Et le comte .''

TRIBOULET

Et la Bastille ?

LE ROI

Oh ! non.

TRIBOULET

Pour régler votre compte.

Faites-le duc.

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