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SCÈNE IV

Les Mêmes, moins TRIBOULET.

SALTABADIL, resté seul, examine l'horizon qui se charge de nuages. La nuit est presque tombée. Quelques éclairs.

L'orage vient. La ville en est presque couverte. Tant mieux. Tantôt la grève en sera plus déserte.

Réfléchissant.

Autant qu'on peut juger de tout ceci, ma foi, Tous ces gens-là m'ont l'air d'avoir on ne sait quoi. Je ne devine rien de plus, l'aze me quille!

Il examine le ciel en hochant la tête. Pendant ce temps-là, le roi badine avec Maguelonne.

LE ROI, essayant de lui prendre la taille.

Maguelonne!

MAGUELONNE, lui échappant.

Attendez !

LE ROI

Oh! la méchante fille!

MAGUELONNE, chantant.

Bourgeon qui pousse en avril Met peu Je vin au baril.

Quelle épaule! quel bras! ma charmante ennemie, Qu'il est blanc! — Jupiter! la belle anatomie! Pourquoi faut-il que Dieu qui fit ces beaux bras nus Ait mis le cœur d'un turc dans ce corps de Vénus.'

M.\GUELONNE.

Lairelanlaire !

Repoussant encore le roi.

Point. Mon frère vient.

Entre Saltabadil, qui referme la porte sur lui. LE ROL

Qu'importe!

On entend un tonnerre éloigné.

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