SCENE VII
DIDIER, SAVERNY
SAVERNY, se tournant vers Didier.
C'est monsieur.^ Dites-moi... — Mais c'est singulier comme 11 me regarde... Allons, mais c'est lui, c'est mon homme. —
Haut à Didier.
S'il n'était en prison, vous ressemblez, mon cher...
DIDIER
Et VOUS, s'il n'était mort, vous avez un faux air
D'un homme... — Que son sang sur sa tète retombe! —
A qui j'ai dit deux mots qui l'ont mis dans la tombe.
SAVERNY
Chut! — Vous êtes Didier!
DIDIER
Vous, le marquis G.ispard !
SAVERN^'.
C'est vous qui vous trouviez certain soir quelque part. Donc, je vous dois la vie. . .
II s'approche les bras ouverts. — DiJier recule.
DIDIER
Excusez ma surprise.
Marquis, mais je croyais vous l'avoir bien reprise.
Point. Vous m'avez sauvé, non tué. Maintenant, Vous faut-il un second, un frère, un lieutenant.'* Que voulez-vous de moi .■' mon bien.'' mon sang? mon âme?
DIDIER
Non, rien de tout cela. Mais ce portrait de femme.
Savcrny lui donne le portrait. Amèrement, en regardant le portrait.
Oui! voilà son beau front, son œil noir, son cou blanc, Surtout son air candide, — il est bien ressemblant.
SAVERNY
Vous trouvez?
DIDIER
C'est pour vous, dites, qu'elle fît faire Ce portrait?
SAVERNY, avec un signe affirmatif, saluant Didi:r.
A présent, c'est vous qu'elle préfère.
Vous qu'elle aime et choisit entre tant d'amourcLi.K. Heureux homme!