‹ Théâtre (volume 2)Chapitre 114 sur 446 · SCÈNE VIL VENDÔME, ADELAÏDE · texte numérisé non relu

SCÈNE VIL VENDÔME, ADELAÏDE

ADELAÏDE

Ceuel ! pardonnez à l'effroi Qui me ramène à vous , qui parle malgré moi. Je n'en suis pas maîtresse : ^lorée et confuse , Ce n'est pas que d'un crime , hélas ! je vous accuse :

Non » TOUS ne serez point» teîgneiir, asaez cmel Pour tremper votre main dan» le sang fraternel. Je le Grains cependant : tous voyez mes «larmes ; Ayez pitié d'an frère » et regardez mes larmes. Vous haïssez devant moi ce visage interdit ! Ah ciel ! sur votre front son trépas est écrit ! Anriez-vous résoin ce meurtre ahominahle ?

veudôme.

Oui y tout est préparé pour la mort du conpable.

ADEI.AÎDB.

Quoi ! sa mort !

VXHDÔMB.

Vous pouvez disposer de ses jours :

Sauvez-le, sauvez-moi....

ADELAÏDE

Je sauverais Nemours !

Ah ! parlez , j*ohéis : parlez , que faut-il faire ?

VEHDÀXE.

Je ne puis vous haXr y et , malgré ma colère 9

Je sens que vous régnez dans ce cœur ulcéré ,

Par vous toujours vaincu , toujours désespéré.

Je hrûle encor pour vous , cruelle que vous êtes. »

Écoutez; mes fureurs vont être satisfiiîtes,

Et votre ordre à Tinstant suspend le coup mortel.

* Voilà ma main : venez , sa grâce est à Tautel.

ADELAÏDE

Moi , seigneur !

veudàiie.

Il mourra.

ADELAÏDE

Moi , que je le trahisse !

•AiTétcz.,

VBEDÔME.

Répondez.

ADELAÏDE

Je ne puis.

VBEDÔMI.

Qu'il périsse.

ADELAÏDE

Arrêtez.... Je coniens....

i4a VARIANTES

Un mot fkit nos destins ; Achevez.

ade&aIde.

le consens.... de périr par vos mains.

Rien ne tous lie à moi , je vous suis étrangière ; Baignez-yous dans mon sang , mais sauvez votre frère ; . Ce frère en son enfance avec vous élevé , Qu*au péril de vos jours vovt euasie^L conservé , Que vous aimiez , hélas ! <|ui sans doute vous aime. Que dis-je ? en ce moment n'en croyez qae VouaHuéme : Rentrez dans votre coeur, examinez les traits Que la maim dii devoir y grava posv jamais. Regardez-y Nemours.... voyez s'il est pMBÎtilf Qu'on garde à ce héros un courroux inflexible , Si l'on peut le haïr....

vekdAme.

Ah ! c'est trop me braver :

Et c'est trop me forcer moi-même à m'en priver. Votre amour le condamne , ft ce dernier outrage A redoublé son crime et ma honte et ma rage. Je vais....

ADELAÏDE

Au nom du Dieu que nous adorons tous , Seigneur, écoutez-moL...

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